top of page
05 57 65 02 61
TCA — Mal-être — Automutilations — Idées suicidaires
Rechercher
Série « Les conduites suicidaires chez les jeunes » — 1. De quoi parle-t-on ?
Un adolescent n’est pas « suicidaire » comme s’il s’agissait d’une identité. Il traverse une crise, plus ou moins intense et durable, au cours de laquelle sa perception de lui-même, des autres et de l’avenir peut se rétrécir jusqu’à lui donner le sentiment qu’aucune autre issue n’est possible. Encore faut-il distinguer plusieurs situations. Les interrogations existentielles sont fréquentes à l’adolescence : « Quel est le sens de ma vie ? », « Pourquoi faut-il vivre et pour qu
xpommereau
il y a 5 jours2 min de lecture
7/7 — Comment aider sans dramatiser… ni banaliser ?
Découvrir qu’un adolescent se scarifie provoque souvent de la peur ou de la colère. Pourtant, reproches, menaces et interrogatoires pressants ne font qu’accroître sa honte et son besoin de se cacher. La première chose à faire est d’examiner la plaie avec calme et délicatesse. Frotter brutalement une blessure pour « lui passer l’envie de recommencer » serait aussi maltraitant qu’inefficace. Soigner doucement, c’est traiter l’adolescent comme un écorché vif : auteur de son gest
xpommereau
il y a 6 jours2 min de lecture
6/7 — Toutes les scarifications ne racontent pas la même histoire
Ces blessures cutanées auto-infligés sans intention suicidaire, improprement nommées « automutilations », réalisent des effractions de la peau constituant à la fois une attaque de l’enveloppe corporelle et une tentative d’extériorisation d’un trop-plein de tension. Elles concernent près d’un quart des adolescents, avec un pic vers 14–16 ans. Les filles sont davantage concernées. Dans leur forme que je qualifie de « typique », ce sont des estafilades multiples et parallèles, «
xpommereau
il y a 6 jours2 min de lecture
5/7 — Pourquoi certains adolescents cachent-ils leurs scarifications… tandis que d’autres les montrent ?
C’est probablement l’une des questions qui déroute le plus les parents. Certains adolescents cherchent à les dissimuler sous des manches longues, ou des bracelets. Lorsqu’ils se scarifient sur les cuisses ou les hanches, ils expliquent souvent qu’ils ont choisi ces endroits pour éviter que leurs parents ne les découvrent. Nous verrons dans le prochain volet que cela peut avoir un autre sens. À l’inverse, d’autres adolescents laissent apparaître leurs cicatrices, voire les exp
xpommereau
il y a 6 jours2 min de lecture
4/7 — Pourquoi les filles sont-elles plus nombreuses à se scarifier ?
Cette différence reste complexe à interpréter. Les données actuelles suggèrent la convergence de plusieurs facteurs. Les filles connaissent en moyenne une maturation pubertaire et cérébrale plus précoce que les garçons, notamment dans certaines régions impliquées dans le traitement des émotions et des relations interpersonnelles. Ces particularités peuvent contribuer à des manières différentes d’éprouver et d’exprimer la souffrance. Les filles entretiennent très tôt un rappor
xpommereau
il y a 6 jours2 min de lecture
LES SCARIFICATIONS À L'ADOLESCENCE — VOLET 3.2/7
Pourquoi les scarifications soulagent-elles la souffrance ? — Psychopathologie clinique Il s'agit de comprendre POURQUOI, chez certains adolescents, le recours à l’effraction de l’enveloppe corporelle est devenu nécessaire pour s'apaiser. La souffrance psychique est diffuse, constituée d'un mélange d'émotions, de souvenirs et de traces traumatiques. Elle déborde les capacités de représentation et de symbolisation. L'adolescent ne parvient plus à penser ce qu'il ressent ; il n
xpommereau
il y a 6 jours2 min de lecture
Les scarifications à l'adolescence — Volet 3.1/7
Pourquoi les scarifications soulagent-elles la souffrance ? Ce troisième volet sera présenté en deux posts complémentaires. Voici le premier : Ce que nous apprennent les neurosciences Celles-ci permettent aujourd'hui de mieux comprendre certains mécanismes par lesquels une douleur physique peut, paradoxalement, diminuer une souffrance psychique. Avant le passage à l'acte, la plupart des adolescents décrivent une forte tension émotionnelle : angoisse, colère, honte, impression
xpommereau
13 août2 min de lecture
Les scarifications à l'adolescence — Volet 2/7
Ce que disent les adolescents qui se scarifient… Leurs paroles avant nos explications. Une excellente question à poser à un(e) adolescent(e) en souffrance est celle-ci : « T'arrive-t-il d'avoir envie ou besoin de te faire du mal ? Et si oui, comment ? » (pensez aux coupures, brûlures, lésions de grattage, coups auto-portés, etc.) Lorsqu'il s'agit de scarifications (les plus fréquentes), les réponses reviennent avec une étonnante constance : « Ça me calme quand je sens que je
xpommereau
13 août2 min de lecture
Les scarifications à l'adolescence — Volet 1/7
Ce que l'on voit… et ce qu'il faut en comprendre « Elle ne cherche généralement pas à mourir en se coupant. Pourtant, ces blessures peuvent annoncer un risque suicidaire. Explorons ensemble ces conduites complexes dans une série de posts. » Improprement appelées « automutilations » — puisqu'elles n'entraînent pas la perte irréversible d'un membre ou d'un organe — les scarifications relèvent plus justement des lésions cutanées auto-infligées. Les études internationales estimen
xpommereau
13 août2 min de lecture
Comprendre les scarifications à l'adolescence avec la série pédagogique du Dr Xavier Pommereau
Les scarifications chez les adolescents suscitent souvent incompréhension et inquiétude. Ce phénomène, parfois perçu comme un simple acte de rébellion, cache des réalités psychologiques complexes. La série pédagogique du Dr Xavier Pommereau offre un éclairage précieux pour mieux saisir les raisons, les enjeux et les moyens d’accompagnement liés à ces comportements. Ce billet explore les points clés de cette série afin d’aider parents, éducateurs et professionnels à mieux comp
xpommereau
13 août3 min de lecture
Les larmes, perles de l'âme
Les larmes sont les perles de l’âme, qu’elles expriment la joie ou la tristesse. Ces joyaux éphémères des émotions vraies se distinguent des larmes-réflexes produites par l’irritation. Hormis cela, ne les réduisons pas trop vite à n’être qu’une marque de « sensiblerie » (qui est-on pour qualifier une attitude compassionnelle de ridicule ?) ou de « pleurnicherie » jugée insincère (et attribuée à tort aux malheureux crocodiles condamnés pour toujours à l’hypocrisie). Respectons
xpommereau
17 oct. 20252 min de lecture
Les toilettes à l'école
De la même façon que les toilettes d’un restaurant révèlent souvent l'état probable de sa cuisine, lorsque j’interviens dans un collège confronté à des problèmes de violence, une de mes premières demandes est toujours de visiter les toilettes des élèves. Voici ce que j’observe prioritairement : La séparation des toilettes par âge : existe-t-il une distinction claire entre les toilettes des 6e/5e et celles des 4e/3e ? L'absence de cette distinction est problématique, surtout
xpommereau
16 oct. 20252 min de lecture
Luthier de l'âme
Psychiatre spécialiste des adolescents, je me suis souvent imaginé en luthier de l'âme : non pour transformer ou, pire, reformater les jeunes que j'accompagne en instruments standardisés, mais pour réharmoniser avec tact et délicatesse leur intériorité singulière, faire vibrer à l’unisson leurs émotions et leurs traits de caractère, et révéler ainsi les multiples tonalités de leur personnalité. Ils ne sont jamais des objets que l’on “répare” comme on le dirait d’un outil, mai
xpommereau
16 oct. 20251 min de lecture
La honte à l'adolescence
La honte, étymologiquement, c’est la menace réelle ou supposée d’être méprisé, déshonoré. Elle s’éprouve d’abord dans le regard de l’autre. Lorsqu’un adolescent s’exclame : « Ce serait la honte ! » à l’idée que ses parents le déposent devant l’école, il exprime la crainte du jugement de ses pairs. Pour mieux se séparer d’eux, il doit — provisoirement — les déconsidérer. Il suppose alors qu’on se moquera de leurs gestes trop affectueux, de leur voix trop forte, ou de leurs hab
xpommereau
16 oct. 20252 min de lecture
bottom of page
